Thierry Samitier, Eric et Ramzi, Clair sont les lauréats de cette délirante édition 96, marquée par un Gustave Parking au sommet de son talent…
Bruno Faure, président du Festival et son acolyte, Laurent Sausset, directeur sont satisfaits de cette édition 96.
Une nouvelle fois, la convivialité a été le maître mot de ces journées du rire.
Les bénévoles de Cabaret de Septembre, avec le soutien des collectivités locales, des entreprises privées ont tout mis en oeuvre pour que les bords du Rhône se transforment en quais du rire.
Le fil conducteur de cette 8e édition était bien rouge, grâce à l’implication totale de la Cave de Tain l’Hermitage, dont la cuvée spéciale festival coula à flots… Histoire de vaincre les éventuelles inhibitions…
Le Crozes Hermitage passant le Rhône, rejoignant son compère le St Joseph, a sauté la scène pour un final bachique, né d’un délire éthylique, signé Vincent Roca et François Rollin transformant le théâtre en un vaste chais fleurant la vigne un grand soir de vendange.
Sur la scène, très cène, des situations, plus ou moins saines, mettaient en transes les Pierre Aucaigne, Eric Thomas, Serge Riaboukine, Marianne Sergent, J.M. Catella, Jaq Dau, Mamadou Diallo, Eddy Schaff, Charlotte Vermeil, V. Roca, gourou du soir, François Rollin... Tous montrant à quel point ils savent lever le coude sans se prendre les pieds et encore moins la tête... Le public ne pouvait que rester sur sa soif à voir boire les gens d’en face.
Le grand moment de ce festival restera la folie poétique de Gustave Parking qui n’hésite pas à surfer sur le public, en vrai si, si, à cracher du feu avec de la poudre de chocolat, à faire tourner le monde vers des jours meilleurs, à souffler des bulles fluos, bouquet de fleurs sur nos jours tristounets de fin de vacances.
Le public a également retrouvé avec plaisir l’ enfant adoptif du Festival, le désormais grand Dany Boon, il va bien, tout va bien pour lui, merci Dany la tendresse.
Sur scène, on ne peut ne pas parler de Vincent Roca, présentateur désormais à vie, on le souhaite, de ce festival. De candidat et prix ambassadeur de la ville de Tournon en 91, Monsieur Roca fait parti désormais de ces types dont on ne peut plus se passer, un de ces gars dont on peut dire "un être vous manque et...".
Ni omettre de souligner la présence physique et sympathique de ce jovial méditerranéen, découverte de M6, Eric Collado, qui avait la lourde charge d’ouvrir les débats avec une force naturelle qui n’a d’égale que sa faconde bonhomie, "une graine de star" qui a bien pris.
On n’oubliera pas non plus que les trois coups étaient donnés en ré mineur, en prélude, en opus et d’autres par un sympathique et talentueux pianiste qui sévit sur la scène du théâtre Trévise à Paris, Sylvian Coudene.
Pour ce qui est des candidats, le cru 96 ne restera pas dans les annales, c’est bien, mais il y a eu des mieux, c’est le propre d’un festival.
Maurice Risch, président du jury, lui aussi un accro du festival et les membres du jury, clin d’œil à Marie Caroline Burnat du Point Virgule à Paris et le toujours sympa garçon timide qu’est Hervé Devolder grand prix du festival 93, devaient attribuer le grand prix du festival Cave de Tain l’Hermitage a Thierry Samitier qui recevait un superbe bouffon, réalisé en cuir par Serge Puis, artiste tournonais.
Le prix Cabaret de Septembre - Christian Varini revenait au duo Eric et Ramzi et le prix du public à Clair.
Le rideau est tombé, mais pas le festival et déjà Cabaret de Septembre sur l’ouvrage se remet direction la 9e édition sur les côtes du rire.
