Qui va Piano va Furioso !

N’en déplaise au public des concerts classiques, la queue de pie, le protocole, et les musicologues, Gilles Ramade ne s’accorde pas sur ces diapasons.

Son violon d’Ingres c’est le piano. Gilles est virtuose et nous le démontre à chaque seconde du spectacle, déchiffrant allegretto des partitions provenant de supports divers : sa housse de couette, des boites, une gomme… passant bruscamente du registre classique au rock, ad libitum.

“Le musicologue est à la musique, ce que le gynécologue est à l’amour”, pas besoin de faire un dessin.

La symphonie commence alors qu’il avait 6 ans, lors de son premier cours de piano. Condamné à 3 ans de solfège sans pouvoir émettre la moindre note, il lui fallu attendre plus d’un couplet pour enfin pouvoir s’entrainer aux gammes du matin au soir. Mais le mouvement lagrimoso ne s’arrête pas là. A l’adolescence il réalise que le piano n’est pas l’instrument rêvé pour emballer les filles. Qu’à cela ne tienne ! Comme le dit son collègue mal voyant, l’amour se raconte en musique.

Vous l’aurez compris, Gilles Ramade décrit ce qu’il déteste con allegrezza, mais surtout ce qu’il aime con spirito. Et si vous n’avez pas compris tous les termes techniques, ce n’est pas grave. Sa passion se transmet, le rire se joue sur tous les octaves, peu importe de savoir lire une partition pour suivre celle du maestro, qui entraina le public du Ciné-Théâtre, mercredi, vers un final en fanfare (péruvienne).


30e festival – A l’année PROCHAINE !


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